mercredi 26 décembre 2018

L'art dans la durée - Sentier Art3

 
  Oeuvre de Suzanne FerlandL: Semper - 2007

 
"Livre-mémoire, en plus de nombreuses photos, contient trois textes: un de la fondatrice, l'artiste Suzanne FerlandL, qui décrit succinctement son expérience, un autre d'un bénévole, Jean-Luc Lafrenière, et un troisième d'une historienne de l'art, Pascale Beaudet, qui commente les oeuvres créées et détermine la spécificité du Sentier par rapport aux divers parcs de sculpture dans le monde"

Chaque exemplaire comprend aussi une estampe originale de Suzanne FerlandL.





Signe et semence - 2013 - Marie-Andrée Côté


L’Art dans la durée – Sentier Art3

Depuis ses débuts, le MACL soutient Suzanne Ferland dans son projet ponctué par le présent livre. Dix années d’arpentage de ce sentier pour trouver de nouvelles œuvres à y insérer, voilà un ouvrage qu’il faut souligner à grands traits. Le mérite revient en premier lieu à Suzanne, accompagnée de Jean-Luc et aux artistes et commissaires qui ont participé au projet du Sentier, à son photographe Michel Dubreuil, sans oublier la grande ouverture de Stéphane Michaud et du Bois de Belle-Rivière.

Jonathan Demers
Directeur général et chef de la conservation
Musée d’art contemporain des Laurentides

 Sentier Art3
Coordonnatrice : Suzanne Ferland
Textes : Pascale Beaudet, Suzanne Ferland, Jean-Luc Lafrenière
Photographies des œuvres : Michel Dubreuil 

Voir l'article:  août 2013 - Signe et semence -  sur ce blogue: 

L'art et le végétal






L’expression de Fragilité

Certains artistes ont développé des démarches originales pour reproduire les effets aléatoires des éléments ou pour mimer le comportement d’organisme vivants. En résultent des œuvres dont l’aboutissement n’est pas déterminé d’avance, ou des créations donnant une « voix » à des espèces muettes. Plusieurs ont pour objectif de faire réfléchir à la complexité de la nature ou à la nécessité de maintenir l’équilibre des écosystèmes sur terre.

Par Christine Dufour

MIMÉTISME VÉGÉTAL ET TELLURIQUE

Avec les changements climatiques, des phénomènes se manifestent de plus en plus fréquemment, et ce n’est pas sans inspirer Marie-Andrée Côté, artiste céramiste vivant et travaillant à Deux-Montagnes. Pour réaliser la grande mosaïque murale Rivière, comme un murmure, elle s’est inspirée d’une photo qu’elle a prise, dans laquelle les reflets vibrants à la surface de l’eau produisent une illusion de morcellement. Il est paradoxal que cet effet produit par l’eau, et reproduit en céramique par l’artiste, donne l’impression de contempler le lit asséché d’une rivière.

Marie-Andrée Côté s’intéresse spécifiquement à une nature changeante, belle et extraordinairement complexe. Ses tondos(œuvres de forme ronde) en bas-relief en témoignent. 

À partir de références visuelles, en l’occurrence des macrophotographies de végétaux, elle façonne des pièces mimant, par la répétition et la multiplication, des détails infimes observés dans la nature. Par exemple, elle reproduit la disposition naturelle des semences en fleur.

La céramique et la porcelaine sont des matériaux malléables devenant durs une fois cuits, mais demeurant fragiles. Les formes élaborées par l’artiste se « fossilisent » avec la cuisson, donnant des objets précieux, symboliques. Des objets de contemplation qui nous rappellent de prendre  acte de cette beauté irremplaçable.

Christine Dufour est muséologue, commissaire d’exposition et rédactrice au magazine Vie des arts. Elle est l’adjointe à la rédaction en chef du présent dossier de la revue Quatre-Temps.

Quatre-Temps, La revue des amis du Jardin botanique de Montréal,
Hiver-2018-2019

vendredi 24 août 2018